Rencontre avec David Lambert : Je suis à toi

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JE SUIS A TOI

BELGIQUE • 2015 • 1H42
De DAVID LAMBERT
Avec : Monia Chokri, Jean-Michel Balthazar, Nahuel Pérez Biscayart

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Séance débat mercredi 11 novembre à 14h30 en présence de David Lambert réalisateur

 

David Lambert vient des Ardennes belges, il débute au théâtre comme dramaturge puis metteur en scène. Au cinéma il est le scénariste de La Régate, film de Bernard Bellefroid et de Post partum de Delphine Noels que nous avions sélectionné en 2014. Il passe de l’écriture à la réalisation en 2012 avec Hors les Murs, son premier long métrage sélectionné à la semaine de la critique du Festival de Cannes. Je suis à toi est son deuxième long métrage.

 Synopsis :

Lucas, un jeune Argentin démuni, fait tout ce qu’il peut pour survivre à Buenos Aires. Sur internet, il rencontre Henry, un boulanger belge qui souffre de solitude et qui rêve de le sauver de la prostitution. Lucas traverse l’Atlantique et arrive dans un petit village de Belgique pour devenir l’apprenti d’Henry, mais il se sent vite prisonnier… Audrey, la vendeuse de la boulangerie, a quant à elle tout pour lui plaire, mais elle se refuse à lui…

Je suis à toi est un film choral où, dans les scènes chantées, l’action du film avance dans l’esprit des comédies musicales. Dans la boulangerie d’Henry (magistral Jean-Michel Balthazar), dans le temps de la fabrication du pain, les images explorent la dureté du travail, l’engagement physique, l’argent gagné à la sueur des corps. Dans cet espace clos, avec Lucas (le remarqué Nahuel Pérez Biscayart) et Audrey, la vendeuse bougon, ils se heurtent, se confrontent et se rencontrent dans la fragile limite entre la pudeur et l’impudeur. S’il traite de sujets graves : la prostitution, la misère économique et affective, le film est drôle ! Henry et Lucas sont deux Laurel et Hardy qui nous font rire ! Audrey, jouée avec distance par Monia Chokry nous offre son regard amusé sur ce monde fou ! Et le burlesque des réalités locales (les petits pains, le carnaval) nous font sourire d’être si désuètes.

Interdit aux moins de 12 ans